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| Des propositions pour un véritable développement viable et durable | |||
Gaétan Breton, de l’Union des forces progressistes et Françoise David, d’Option citoyenne, deux formations politiques de gauche et écologistes, présentent aujourd’hui, à St-Jérôme, leur mémoire conjoint relativement au plan vert du ministre Mulcair pour un développement durable. |
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Montréal, 9 mai 2005 - / LBR.ca / - Cette présentation s’inscrit dans le cadre de la consultation itinérante organisée par le ministre Mulcair. L’UFP et OC seront entendus à 16 h 30, au 181 rue Brière, (Méridien 74) à St-Jérôme.
Le mémoire conjoint des deux formations politiques repose sur une définition du développement viable qui englobe à la fois la préoccupation des générations futures et la nécessité immédiate de combattre la pauvreté : « Le développement viable s’entend d’une démarche continue et démocratique, répondant aux besoins essentiels et aux droits universels des populations, particulièrement les plus démunies, en ne compromettant pas la capacité des générations futures de faire de même et qui place à l’avant-plan de la vie en société les dimensions sociales et environnementales à l’intérieur desquelles évoluent les rapports économiques. » C’est une définition qui, au contraire de celle du ministre Mulcair, insiste sur un développement compatible avec le respect de la nature et qui permet aux populations de vivre hors de la pauvreté. L’économie est au service de ce développement et le gouvernement doit se donner le mandat d’édicter des règles strictes assurant ces deux objectifs. Une opération cosmétique Le plan vert du ministre Mulcair, présenté comme un élément important de l’édifice législatif du Québec moderne, est pourtant bien timide quant aux moyens à mettre en œuvre pour un véritable développement viable. Il s’agit surtout de modifier des pratiques administratives dans les ministères, sans soutien budgétaire et sans que la population ne bénéficie de mécanismes réels de consultation et de participation citoyenne à l’élaboration d’une action concertée en matière de développement viable ou durable. L’avant-projet de loi prône la prospérité économique sans remettre le moins du monde en question à quoi et à qui elle sert et sans questionner à quel prix environnemental elle se construit. C’est pourquoi OC et l’UFP proposent de parler plutôt d’une « économie favorable au progrès social et écologiquement efficace ». Au plan de la stratégie de mise en œuvre d’un plan de développement viable, les deux formations politiques proposent que les principes qui sous-tendent ce plan s’appliquent obligatoirement à toutes les activités sur l’ensemble du territoire, qu’elles soient publiques ou privées. De plus, la population doit être consultée par le biais d’audiences publiques sur cette stratégie et sur les indicateurs de développement durable. L’Union des forces progressistes et Option citoyenne appuient l’introduction dans la Charte des droits et libertés d’un nouvel alinéa concernant le droit à un environnement sain mais réclament que cet alinéa soit rédigé de telle façon qu’aucune loi ou mesure n’en affaiblisse la portée. De plus, les deux formations politiques recommandent que le ministère de l’Environnement retrouve pleinement ses moyens d’action par l’embauche d’un personnel suffisant pour appliquer le plan vert. Enfin, le fonds vert proposé par le ministre doit être suffisamment approvisionné et administré par une régie indépendante; il doit permettre à des organismes à but non lucratif de réaliser des projets favorisant le développement viable. Mais des décisions doivent être prises maintenant ! Il est pour le moins contradictoire de voir le gouvernement du Québec se lancer dans une consultation sur un plan vert pendant qu’en ce moment-même des décisions sont prises ou à la veille d’être prises dans un sens défavorable au respect de l’environnement. Par exemple: -Une politique énergétique basée sur l’augmentation de la place des hydrocarbures et la justification de l’exploration gazière dans le Golfe Saint-Laurent ; -La construction d’une centrale au gaz thermique à Bécancour ; -La nomination à la direction du BAPE de William Cosgrove, ex-président du Conseil mondial de l’eau ; -Les annonces de construction d’autoroutes et le peu d’importance donnée au transport en commun. Pourtant, des décisions peuvent être prises immédiatement pour améliorer la santé écologique du Québec. Par exemple : -Un plan de développement local et régional permettant une réelle occupation du territoire respectueuse de l’environnement ; -Une augmentation immédiate et substantielle des budgets dévolus au développement des transports collectifs ; -La mise en application de la politique de l’eau et le refus d’accorder tout nouveau permis de captation des eaux souterraines tant qu’une étude des taux de remplissage des nappes phréatiques ne sera pas complétée et rendue publique ; -L’adoption de politiques d’écoresponsabilité par le gouvernement dans ses propres politiques d’achats et de réduction d’énergie ; -Le développement de programmes énergétiques en utilisant d’abord les sources d’énergie les moins polluantes (économies d’énergie –mégawatts-, éoliennes, géothermie, énergie solaire). Option citoyenne et l’Union des forces progressistes exigent du gouvernement du Québec un plan vert qui assure réellement un développement durable et viable pour les générations présentes et futures. Pour prendre connaissance de leur mémoire conjoint : www.optioncitoyenne.ca et www.ufp.qc.ca - 30 - Pour information : Union des forces progressistes : Josée Larouche, (514) 839-8983 Option citoyenne : Linda Lévesque, (514) 242-8909 |
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