« Un budget de survie » et non un budget pour la petite entreprise : FCEI.
Aujourd’hui, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a exprimé sa déception concernant l’entente survenue entre le premier ministre Martin et le chef du NPD, Jack Layton...
OTTAWA, le 27 avril 2005 - / LBR.ca / - Aujourd’hui, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a exprimé sa déception concernant l’entente survenue entre le premier ministre Martin et le chef du NPD, Jack Layton,
selon laquelle les dépenses en programmes sociaux seraient augmentées considérablement au détriment des réductions modestes et déjà différées de l’impôt des sociétés.

En réaction aux modifications proposées au budget de 2005, André Piché, le directeur des Affaires nationales de la FCEI a déclaré : « Il est remarquable qu’ils aient reconnu la petite entreprise. Toutefois, il ne s’agit plus d’un budget pour la petite entreprise mais plutôt d’un budget de « survie ». Cette annonce fait surgir de nombreuses questions : d’où vient l’argent ? Est-ce un vrai budget ? Sera-t-il adopté par le Parlement ? Quel message envoient-ils aux entreprises canadiennes et aux investisseurs étrangers ? »

Cette entente nuira à bon nombre des petites et moyennes entreprises (PME) membres de la FCEI. Toutes les PME se préoccuperont des dépenses additionnelles de 4,6 milliards de dollars qui s’ajouteront à un budget déjà fort dépensier. Les PME étaient insatisfaites du ratio précédent de 3 $ en nouvelles dépenses pour chaque dollar en réductions d’impôt, et maintenant, elles le seront encore davantage concernant cette entente politique. Elles savent que des augmentations significatives de dépenses se traduiront inévitablement par des hausses de taxes futures. Depuis de nombreuses années, le gouvernement impose exagérément les Canadiens : dans les années 90, il s’agissait de faire « balancer les livres » et plus récemment, il faut soutenir les programmes sociaux qui requièrent à la fois plus d’argent et des changements structurels.

Le Premier ministre a fait remarquer que l’augmentation des dépenses s’élevant à 4,6 milliards de dollars sera financée à même le surplus budgétaire estimé au montant énorme de 9 milliards de dollars. Cependant, les PME ont des priorités différentes. Lorsqu’on leur demande leurs priorités fiscales, les propriétaires de PME indiquent que sur chaque dollar de l’excédent budgétaire, 48 cents doivent être mis de côté en vue du remboursement de la dette, 34 cents pour la réduction des impôts et 18 cents pour l’accroissement des dépenses.

« Nous surveillerons de près l’évolution de cette situation pour voir si ces calculs faits à la va-vite vont dérailler le plan de réduction de la dette publique prévu dans le budget de 2005, conclut M. Piché. En principe, les budgets sont rédigés comme des documents cohérents et non un assortiment d’éléments parmi lesquels on peut ajouter ou retirer certains éléments selon la direction où souffle le vent politique. Ce changement mine l’intégrité du budget fédéral de 2005 » a conclu M. Piché.

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Genre: Communiqué de presse
Saguenay-Lac-St-Jean - 04/27/05 - 14:58:41 hre
Inscrit par: Édimestre