Réaction de la CSQ sur la place de la religion à l’école
Un bon pas pour la démocratie
QUEBEC, le 4 mai 2005 - / LBR.ca / - « Enfin une bonne décision pour le monde de l’éducation. Le gouvernement a entendu les messages des nombreux intervenants qui réclamaient depuis des années une véritable laicisation de l’école québécoise », d’affirmer le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent, réagissant au dépôt du projet de loi no 95 Loi modifiant diverses dispositions législatives de nature confessionnelle dans le monde de l’éducation.

Pour la CSQ, il s’agit d’un pas que la société québécoise était prête à franchir. Il est heureux que le gouvernement ait suivi les recommandations des principaux organismes chargés de le conseiller, dont le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), le Comité sur les affaires religieuses et la Commission des droits de la personne. Pour sa part, la CSQ demandait depuis plus de dix ans l’abrogation des clauses dérogatoires.

Tous les sondages récents indiquent clairement une préférence des citoyennes, des citoyens et des parents pour un enseignement culturel des religions qui s’adresse à tous les élèves. Entre autres, un sondage Léger Marketing, de février 2005, pour le compte de la Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire indique que plus de 75 % des Québécoises et des Québécois sont en faveur d’une éducation laique.

Pour la Centrale, il s’agit d’une bonne décision, car elle permettra de résoudre plusieurs problèmes causés par la situation actuelle de l’enseignement religieux confessionnel. Ainsi, la liberté de conscience du personnel de l’éducation sera véritablement respectée et les élèves n’auront plus à être divisés sur la base de leurs convictions religieuses. Egalement, les commissions scolaires n’auront plus à s’ingénier pour respecter les obligations légales auxquelles elles avaient parfois de la difficulté à se conformer.

La CSQ souhaite sincèrement que la nouvelle formule qui sera introduite soit respectueuse de l’histoire de la société québécoise et de sa diversité, de son passé et de son présent. « Les changements qui ont été apportés à la confessionnalité scolaire au cours des dernières années se sont implantés dans une relative harmonie. Nous espérons sincèrement qu’il en sera de même dans cette dernière étape », de souligner Réjean Parent.

La CSQ aurait souhaité que le gouvernement abroge immédiatement les clauses dérogatoires comme le lui suggérait le Conseil supérieur de l’éducation, mais les garanties incluses dans le projet de loi no 95 nous rassurent. « Nous croyons sincèrement que cela permettra de mieux inscrire l’école québécoise dans un projet d’intégration sociale et d’éducation interculturelle. L’école québécoise est une école d’ouverture et de respect du pluralisme. Le projet de loi no 95 confirme ces orientations fondamentales », de conclure le président de la CSQ.

Profil de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec représente 172 000 membres, dont près de 125 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l’éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

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/Renseignements: Marjolaine Perreault, attachée de presse CSQ, Cell. :
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Genre: Communiqué de presse
Saguenay-Lac-St-Jean - 05/04/05 - 18:09:32 hre
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