![]() |
| Picard et Huard, cinéastes | |||
Luc Picard, le comédien bien connu, s’apprête à présenter son premier film à titre de réalisateur (si le film est à l’image de la bande-annonce actuellement projetée dans les cinémas, d’une consternante platitude, je prédis le bide intégral). |
|||
Et on vient d’apprendre que Téléfilm Canada a donné le feu vert à Patrick Huard, l’archi-connu comédien et humoriste, pour réaliser lui aussi son premier film : «Les Trois P’tits Cochons».
Voilà donc ce sur quoi tablent maintenant les maisons de production pour faire avaliser leurs projets : la célébrité du réalisateur proposé. Et les pourvoyeurs gouvernementaux qui tombent dans le panneau. Je n’en reviens pas de voir deux apprentis cinéastes voir leur projet à chacun accepté alors que des cinéastes éprouvés ou prometteurs voient les leurs rejetés. Orson Welles, déjà célèbre avant son premier film («Citizen Kane» : ça dit quelque chose à certains?), a tenu à suivre un cours accéléré de cinéma pour le faire. Il a vu tous les classiques, échangé avec les meilleurs professionnels du milieu, formulé des idées; bref, il a fait ses classes. Aujourd’hui, le premier humoriste venu peut s’improviser cinéaste, qui sortira un jour son film (avec notre argent, essentiellement), mais qui sera oublié le jour d’après. Ce n’est pas d’hier que je le dis : un grand ménage est à faire, tant à Téléfilm Canada qu’à la SODEC. Sylvio Le Blanc Montréal (Québec) |
|||