Le cône de l’apprentissage actif

Depuis l’avènement de la réforme de l’éducation au Québec, nous entendons davantage parler de l’importance d’un apprenant actif dans son processus d’apprentissage.  Ca paraît simple ; un environnement d’apprentissage stimulant pour l’apprenant devrait l’amener à s’investir me direz-vous!  Ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air…  Un de nos sens peut être stimulé alors qu’on reste passif.  Vous pouvez assister à un spectacle sans y participer ou entendre sans comprendre.  Mais qu’est-ce alors qu’un apprenant actif?  Voici un petit truc …

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Pour bien comprendre mon petit truc il faut savoir que nos sens perçoivent différemment l’information qui leur parvient.  Ainsi, notre sens de la vue traite plus d’information que notre goût (des aliments).  Voici les informations que traite notre cerveau en termes de bits par seconde, tout comme un ordinateur :

- Canal optique (voir) = 10 (exposant 7) bits/sec.

- Canal acoustique (entendre) = 10 (exposant 6) bits/sec.

- Canal tactile (toucher) = 4.1 (exposant 5) bits/sec.

- Canal thermique (ressentir la chaleur et le froid) = 5.2 (exposant3) bits/sec.

- Canal proprioceptif (se situer dans l'espace) = 10 (exposant 3) bits/sec.

- Canal olfactif (sentir) = 20 bits/sec. bits/sec.

- Canal gustatif (goûter) = 13 bits/sec.

Si les sens qui traitent le plus d’information sont la vue, l’audition et le toucher, peut-on croire qu’ils seront ceux sur lesquels nous pouvons baser notre appréciation de l’engagement de l’apprenant ?  Il semble que oui, si je me fie à cette information diffusée par le Collège Algonquin d’Ottawa en 1990 (notes de cours), qui rapportait alors que nous nous souvenons de :

-          10% de ce que nous lisons,

-          20% de ce que nous entendons,

-          30% de ce que nous  voyons,

-          50% de ce que nous entendons et voyons,

-          70% de ce que nous disons,

-          90% de ce que nous disons et faisons.

Ces pourcentages traduisent les principes prônés par les principaux auteurs constructivistes sur lesquels repose la réforme de l’éducation : un élève qui développe des compétences en réalisant un projet et en négociant socialement ses connaissances avec ses pairs.  Vous me suivez toujours ? 

Alors, imaginez un instant que je vous mélange tout cela dans une seule image en reliant ces informations par le cône de l’apprentissage de Dale…   Voici ce que ça donne… et pardonnez mes talents d’infographe et de traductrice… 

 

  

 Il est  à noter que pour Dale, il y a une différence entre « Regarder une exposition, une performance » et « Assister en direct », ce dernier item ayant davantage la signification d’être témoin d’un événement.  On peut critiquer sa vision du discours ou de la présentation dont la préparation exige souvent une somme importante de travail d’analyse et de synthèse.   Quoi qu’il en soit, il place tout de même ces activités dans le mode actif.  

Ceci étant dit, on peut voir que le mode actif implique l’utilisation de plusieurs sens.  Plus les activités d’apprentissage se situent dans le bas du cône, plus l’apprenant est actif dans son apprentissage. .. et moins la classe est tranquille…  ;-)   Je vous souhaite des classes remplies de grouillantes activités!  

Si vous avez des commentaires ou des suggestions, je suis preneuse!  Écrivez-moi à Johanne_Rocheleau@uqac.ca.   Tout le monde a droit à son opinion!

educ@lafirme.com Par: Johanne Rocheleau Date, 01/29/02, à 08:20:48 hre

Chronique diffusée par Le Bulletin régional

 


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