Chicoutimi, 24 novembre 2008 - / LBR.ca / - La municipalité de Saint-Honoré, associée au Comité de l’environnement de Chicoutimi (CEC), a réalisé un projet de caractérisation et renaturalisation des berges au cours des étés 2007-08. Initiative prise par la municipalité, ce projet visait à sensibiliser les riverains à l’importance de maintenir une bande de végétation naturelle le long de leur rive et à renaturaliser les terrains non conformes, le tout dans une perspective de prévention à la prolifération par les algues bleues.
Chacune des 278 résidences visées par le projet ont été visitées par l’équipe du CEC. Sur ce nombre, 89 % des propriétaires ont accepté d’adhérer au programme, entraînant la réalisation de 184 aménagements et la plantation de près de 9 000 arbres et arbustes sur les rives de 9 plans d’eau : la décharge du lac Docteur, les lacs Docteur, Bon-Repos, Caribou, des Saules, Joly et Larrivée et les rivières Shipshaw et Valin. Très satisfaits de la participation des résidants, le CEC et la municipalité considèrent que le projet a été un grand succès et ils sont convaincus de ses répercussions bénéfiques sur l’environnement.
Les algues bleues, scientifiquement appelées cyanobactéries, jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des milieux humides, mais plusieurs actions humaines contribuent à accroître leur prolifération. Une augmentation démesurée de la densité de ces bactéries peut entraîner des impacts très importants autant au niveau de la santé humaine qu’aux niveaux écologique et économique. Les cyanobactéries peuvent sécréter une grande quantité de toxines représentant ainsi un risque à la santé publique. Leur surabondance cause également le vieillissement prématuré des plans d’eau (eutrophisation) et entraine une diminution de la valeur immobilière des immeubles riverains. La résolution, et surtout la prévention de ce problème, réside notamment dans la protection des rives en maintenant une bande riveraine adéquate, en s’assurant de la conformité des fosses septiques et en sensibilisant la population aux pratiques écologiques. Les végétaux présents dans la bande riveraine contrent le réchauffement de l’eau en créant des zones ombragées, stabilise le sol grâce à leur système racinaire et filtrent les polluants et le surplus de nutriments présents dans l’eau de ruissellement.
En 2007, la municipalité de Saint-Honoré a mis sur pied un programme aidant les citoyens à réaliser les travaux de plantation et de renaturalisation recommandés par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP).
Mandaté par la municipalité pour son expertise dans ce domaine, le CEC fut nommé maître d’oeuvre du projet. À la suite de la caractérisation des berges, des plans d’aménagement ont été élaborés; ces derniers suggérant une renaturalisation de la bande riveraine sur une largeur minimale de trois mètres. Le projet a permis la réalisation de 116 aménagements en 2007 et 68 l’année suivante. L’excellent taux de survie (98 % pour les plantations faites en 2007) démontre la qualité des aménagements.
Soulignons qu’uniquement des espèces indigènes, c’est-à-dire des espèces déjà présentes dans le milieu naturel local, ont été utilisées, ce qui assure un meilleur taux de survie des plants et réduit l’entretien à leur apporter.
En plus d’assumer la totalité des frais reliés à la main d’oeuvre et aux outils, la municipalité de Saint-Honoré acquittait 50% des coûts des végétaux; l’autre portion des plants étant assumée par les propriétaires. Les riverains ont donc eu accès à une équipe qualifiée pour un coût moyen de 157 $. Les aménagements réalisés comptent une moyenne de 50 plants, mais ce nombre varie beaucoup selon la taille du terrain. La municipalité de Saint-Honoré était la première municipalité de la région à mettre sur pied un projet de cette envergure pour la prévention des algues bleues. Toute autre municipalité intéressée à prendre une telle initiative est invitée à contacter le CEC.
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Source : Megan Gignac
Comité de l’environnement de Chicoutimi
418.545.9245
Information : Yves Gauthier
Comité de l’environnement de Chicoutimi
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